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Alain Hubert, qui « depuis l'enfance rêve en blanc », entretient un contact privilégié avec les deux plus grands déserts de glace que sont les pôles Sud et Nord.
De nationalité belge, il s'oriente dès l'âge de sept ans vers un univers artistique en intégrant l'Académie des Arts Décoratifs et l'Académie de Musique. En 1977, il poursuit ses études à l'Université Catholique de Louvain pour devenir ingénieur civil. Parallèlement, il pratique différents sports à haut niveau et fait partie du Club Alpin Belge dès 1971. Il devient plus tard guide de montagne et obtient une licence de parapente.
Sa première ascension himalayenne date de 1983 où il réussit, pour la première fois, la montée de l'arête est de l'Amadablam (Népal). Il effectuera, dès lors, plusieurs autres expéditions dont l'Everest à diverses dates de sa vie.
Attiré par les grands espaces et à la recherche de défis, il atteindra en 1994, avec Didier Goetghebuer, le pôle Nord géographique. Ce sont ainsi les premiers belges à réaliser cet exploit après avoir parcouru à pied, à ski et en autonomie,
760 km. Fort de cette réussite, il se met en quête d'une autre prouesse : traverser l'Antarctique dans les mêmes conditions que précédemment. C'est donc pendant l'année 1997-1998, accompagné de Dixie Dansercoer, qu'il parcourt 3 924 km en
99 jours, un record du monde qu'il doivent aussi à l'utilisation nouvelle de voiles de traction. Sa passion pour les contrées polaires lui fait enchaîner les expéditions et l'entraîne en 2002 sur les traces de Nansen (explorateur norvégien) en tentant de traverser l'océan Arctique. Malheureusement, l'expédition tourne court à cause du réchauffement climatique fragilisant la banquise et rendant impossible tout passage. Il renonce au bout de soixante-huit jours.
Cet échec mais aussi ces réussites sont l'occasion pour Alain Hubert d'observer les mondes polaires et de s'inquiéter de leur avenir. En tant que grand explorateur polaire, il sensibilise le public, lors de conférences mais également à travers ses ouvrages et documentaires, à la précarité de la condition humaine sur notre planète. Convaincu de l'importance des pôles et de la recherche scientifique polaire comme vecteur d'éducation et de sensibilisation au changement climatique ainsi qu' au développement durable, il crée en 2002 la Fondation Polaire Internationale à Bruxelles.
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