La ballerine aux gros seins

26/12/2017

Après pareil voyage au Nord, au Sud, à l'Est, à l'Ouest, de notre anatomie, il est fort à parier que vous ne verrez plus un sein comme avant ! Véronique Sels nous en dit plus...

Derrière cet ovni littéraire, un chant choral entre Barberine, la danseuse, et ses deux seins, Dextre et Sinistre, prend toute son ampleur. Véronique Sels nous livre un texte drôle et impertinent pour aider les femmes à aimer leur corps.

veronique Sels

Retour sur l'origine et les secrets du livre...

  • D’où vous est venue l’idée de faire parler des seins ?

V. Sels : "Je me trouvais dans l’un de ces magnifiques ascenseurs anciens en bois verni muni d’une double porte battante et d’une grille en accordéon. Je regardais mes seins dans le miroir. Je les trouvais bien trop gros à mon goût. Ils juraient avec l'ensemble. Ils n'envoyaient pas le bon message. Ils disaient "Prenez-moi" quand je disais "Oubliez-moi cinq minutes." Alors, je me suis adressée directement à eux. J’ai dit : « Pourquoi me faites-vous ça ? » C’est là que tout a commencé. Je me suis interrogée sur notre relation. Leur réponse a noirci 240 pages."

  • Y a-t-il un peu de Véronique Sels chez Barberine ?

V. Sels : "La ballerine aux gros seins est une fiction, une fable réaliste anatomique. Il ne s’agit ni d’un témoignage ni d’un récit de vie fidèle. Mais il y a indiscutablement une part importante de moi chez Barberine. Il y a aussi d’autres filles que j’ai connues, et même un ou deux garçons. Je pense que de nombreuses femmes se reconnaîtront en elle."

  • Pensez-vous que les changements physiques du corps féminin à l’adolescence puissent déterminer le destin des femmes ?

V. Sels : "Quand ces changements sont très marqués, oui. Ils peuvent faire perdre l’équilibre aux plus fragiles, les entraîner dans la mauvaise direction. L’extrême beauté, l’extrême laideur, un surpoids important, la proéminence d’une poitrine ou d’un postérieur peuvent déterminer un métier, le choix d’un partenaire, une vie amoureuse. Chez les filles, ces changements physiques sont souvent vécus comme un drame."

  • Avez-vous une anecdote à nous raconter dans votre parcours d’écriture de « La Ballerine aux gros seins » ?

V. Sels : "Le roman n’en était qu’à ses balbutiements. Je ne savais pas encore si mes seins parleraient d’une seule voix ou s'ils dialogueraient. Je dinais avec un scénariste. Il m’a posé 5 ou 6 questions cruciales qui, sans qu’il le sache, ont tout débloqué. En répondant à ces questions, les personnages de Dextre et de Sinistre sont apparus, limpides, évidents, clairs comme de l’eau de roche. Par gratitude, j’ai ensuite écouté mon ami déblatérer sur ses propres seins jusque 3 heures du matin. Nous étions très saouls."

  • Si l’on vous suivait lors de l’écriture d’un livre, quelle serait votre journée type ? 

V. Sels : "Il s’agit davantage de conditions indispensables à l’écriture que de journée type. Il me faut le silence. Total. Abyssal. Pas de téléphone. Pas de radio. Aucune parole prononcée ou entendue. Pas de bisou. Surtout pas de bisou, pas même un « Bonjour » ou un « Tu vas bien ? » Il me faut beaucoup de café. Des murs neutres, blancs comme des pages à noircir. Un siège dur, qui m’oblige à me tenir bien droite. Une fois l’écriture terminée, je marche. C’est une marche longue et méditative, qui sert de contrepoids à la position assise. Les textes remontent à la surface. Les contradictions, les erreurs éventuelles, des bribes de paragraphes nouveaux apparaissent. Je les note dans mon téléphone portable tout en marchant, pour le lendemain."

Parcourez sans plus attendre un extrait de La ballerine aux gros seins disponible en librairie le 17 janvier.
(Cliquez sur la couverture du livre pour lire l'extrait...)

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